Modélisation des pertes de rendement causées par les bioagresseurs (vigne, café)

Date de mise à jour : 16 mars 2017

L'objectif de nos travaux est de quantifier et réduire l’impact des bioagresseurs dans les systèmes plurispécifiques. Dans les systèmes complexes, qui fournissent de nombreux services écosystémiques, l’enjeu est d’optimiser la régulation des bioagresseurs, ou réduire leur impact afin d'améliorer la production sans recours aux produits phytosanitaires. Dans les systèmes plus simples ayant recours à beaucoup d’intrants l’enjeu consiste à réduire l'usage des pesticides tout en maintenant la production.

Pour cela il faut au préalable être capable de quantifier l’impact des bioagresseurs sur le rendement et donc d’évaluer les pertes occasionnées. Chez les plantes pérennes, les pertes de rendement sont rarement étudiées notamment en raison de la complexité des expérimentations que cela nécessite. La modélisation est un outil majeur qui nous permet d’aborder cette thématique de recherche que nous développons chez le caféier et la vigne.

Activité de recherche et localisation

Quantification et modélisation des pertes primaire et secondaire chez le caféier

Les pertes de rendements sont particulièrement difficiles à estimer quand il y a des pertes secondaires, c’est-à-dire des pertes causées par des dégâts d’une année donnée sur le rendement des années suivantes. Chez les plantes pérennes, les pertes de rendement dérivent souvent d’une perte de vigueur des plants, liée, par exemple à une chute de feuilles prématurée. Nous supposons que les répercussions de ces dégâts sur le rendement pourraient s’exprimer plusieurs années après leur apparition. Nous cherchons donc à quantifier les pertes de rendement et caractériser leur dynamique à travers l’analyse des pertes primaires et secondaires.

  • Quelles sont les répercussions physiologiques des dégâts d’une année sur l’autre ?
  • Quelle est la relation dégât-dommage (fonction de dommage) sur trois années (deux années après l’apparition des dégâts) ?
  • Quelle est la proportion de pertes secondaires dans les pertes de rendement totales ?
  • Quel modèle statistique permet de représenter cette dynamique ?

Quantification des pertes de rendements occasionnées par les principaux bioagresseurs de la vigne

La vigne est une culture recevant un nombre de traitements particulièrement élevé (« puits à pesticides »), destinés notamment à la protéger des maladies fongiques. Afin d’envisager des stratégies moins gourmandes en produits phytosanitaires, mais conservant une bonne rentabilité et une qualité de la production, il est nécessaire de comprendre et quantifier comment les bioagresseurs les plus courants (maladies et ravageurs) créent des pertes quantitatives et qualitatives en production viticole.

A cet effet, nous cherchons donc à caractériser les contributions des différentes composantes du rendement au rendement potentiel de la vigne et la façon dont les bioagresseurs affectent chacune d’elles. L’objectif est de construire un modèle synthétique visant à simuler les pertes occasionnées par un cortège de bioagresseurs. Les capacités de la vigne à compenser certaines pertes, occasionnées de manière précoce par des bioagresseurs, sont également étudiées

Partenaires

CATIE, Conservation International

UMR SAVE, Bordeaux (M. Fermaud, L. Delbac)

UMR AGIR, Toulouse (J-N Aubertot,)

Date de mise à jour : 16 mars 2017

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