Les systèmes agroforestiers tempérés et méditerranéens

Date de mise à jour : 7 mars 2017

L’agroforesterie est une voie de plus en plus citée pour l’intensification écologique de la production agricole. En zone tempérée comme en zone méditerranéenne, il s’agit souvent de combiner une ou plusieurs espèces ligneuses avec des cultures annuelles pour obtenir un système de culture mixte, géré sur le long terme pour produire et protéger l’environnement.

De tels systèmes de culture, en rupture avec l’évolution récente de l’agriculture européenne, font au contraire partie intégrante de l’agriculture traditionnelle méditerranéenne. Ils recouvrent une grande diversité d’espèces, de structures, de pratiques et d’usages, et leur fonctionnement pose question, notamment : l’association de plantes aux tratis fonctionnels différents permet-elle une meilleure efficience dans l’exploitation des ressources, qu’elles soient aériennes ou souterraines ? L’agroforesterie assure-t-elle une plus grand résilience liée à la redondance des fonctions assurées par les système ? L’UMR évalue également les relations de compétitions qui peuvent exister entre les espères, et l’impact des modifications du micro-climat dû à la présence d’arbres sur certains ravageurs de cultures.

Enjeux

En zone tempérée, les atouts de l’agroforesterie sont souvent mis en avant pour répondre aux enjeux actuels de l’agriculture : comment produire au moins autant en diminuant les impacts négatifs sur l’environnement ? Les systèmes agroforestiers (associant par exemple des céréales à des peupliers ou noyers) ne sont cependant pas une simple juxtaposition d’arbres et de cultures. Il est donc nécessaire de quantifier leurs avantages et leurs inconvénients. Il en est de même en Méditerranée où des systèmes intensifiés, très simplifiés, se développent au détriment des systèmes traditionnels relativement peu étudiés : association de céréales ou de légumineuses avec des arbres (oliviers, chênes, varoubiers, amandiers, etc.), ou systèmes oasiens. Mieux comprendre le fonctionnement de ces systèmes permettra de vérifier s’ils concilient productivité, efficience des ressources et résilience face aux aléas et de contribuer à revaloriser leur rôle dans la production agricole et de concevoir des systèmes innovants plus durables.

Questions de recherche

  • Multifonctionnalité et éco-efficience des agroécosystèmes plurispécifiques des régions sèches
  • Facilitation et productivité des systèmes agroforestiers tempérés
  • Influence de la présence d’espèces fixatrices d’azote dans les mélanges
  • Services écosystémiques rendus par l’enracinement profond des arbres
  • Modification, liée à la présence des arbres, du microclimat au niveau de la culture
  • Intérêt de la production d’énergie par taillis à courte rotation et étêtage des arbres
  • Modélisation conceptuelle, mathématique et informatique

Date de mise à jour : 7 mars 2017

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